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7 mois pour un (tout) petit tour dans le monde avec les gazelles et le petit prince


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Le Chateau de Coton

 

C'est l'un des sites les plus étonnant de Turquie, surnommé

"le chateau de coton". Il s'agit d'une falaise recouverte de calcaire :

on se croirait sur le front de neige d'une station de ski ! Des sources

chaudes de 30 à 50° dévallant la montagne et chargées de sels ont

tout recouvert en modelant et en sculptant ce qui ressemble à des

boules de coton. Ce sont des cascades de calcaire sur lesquelles

nous nous balladons, au milieu de bassins naturels remplis d'eau

chaude. Tout est fossilisé et d'une blancheur éblouissante !

 

 

 

 

 

Nous grimpons au sommet où nous visitons plusieurs sites antiques.

Les filles terminent la journée en plongeant dans les sources d'eaux

chaudes, au beau milieu des ruines !

 

 

 



Publié à 09:35, le 20 avril 2008, Pamukkale
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Oludeniz

Après le vieil Istanbul, nous décidons de partir au bord de la mer,

sur la cote de Lycie, dans une baie splendide, au sud de la Turquie.

Nous encaissons 17h de sleeping train (!) et arrivons à Denizli où

nous avons loué une voiture pour faire les 150 km restant. Nous

arrivons à Oludeniz.

Rachel nous a déniché une superbe maison à flan de montagne

avec une vue ahurissante sur la mer.

 

 

 

 

 

Nous passons trois semaines dans cette maison et je crois que

jamais nous ne nous sommes autant reposés !!

Oludeniz c'est aussi une lagune aux eaux transparentes dans un

environnement d'iles et de montagnes. C'est majestueux.

 

 

 

Qui dit montagnes dit aussi randonnées et nous partons nous ballader

dans les chemins qui longent la cote et le long du canyon de Saklikent.

 

 



Publié à 12:18, le 19 avril 2008, Fethiye
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Pas de bras, pas de chocolat

Chers lecteurs et amies lectrices,

et nous qui comptions vendre notre maison avant de partir ! C'est beau

de rêver, mais surtout, c'était au budget ! Autrement dit, pas de

vente de maison, pas de voyage (ou en tout cas pas de périple

outre atlantique)... Et c'est maintenant qu'une famille de Nîmes

nous signe une promesse de vente mais à un prix nettement

plus bas que ce que nous souhaitions. Il n'y aura donc pas Cuba,

le Mexique et le camping car sur la route 66.

Mais nous continuons notre voyage en Turquie sans amertume.

C'est moi, plus que Rachel, qui ressent une certaine frustration :

elle est balayé par le treck au Népal que ma chère et tendre me

souffle tendrement à l'oreille. Je vous en reparlerai ...

Nous quittons pour l'instant sultanahmet pour la côte sud du pays :

Oludeniz.



Publié à 06:16, le 14 avril 2008, Fethiye
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Au revoir Egypte, Bonjour Turquie

(clavier turc ...)

L'Egypte aura ete une experience inoubliable parce qu'elle a reuni

tous ce que l'on peut attendre d'un grand voyage : richesse des

rencontres, immersion dans les coutumes de la vie locale, decouvertes

culturelles inombrables, baignades en mer turquoise, ballades dans

le desert, ... Nous devions rester un mois et nous sommes repartis

quatre mois apres notre arrivee ! Tant de choses a dire sur ce pays

etonnant quı reuni tant de contradictions, mais nous partons, il

etait temps : a force de decouvrir l'Egypte nous avions meme

envisage de nous installer sur place, defınitivement (pardon Carmen!).

 

Nous voici donc en Turquie, dans le quartier du vieil Istanbul,

Sultanahmet, où nous restons quelques jours a l'hotel. Nous sommes

immediatement frappe par le changement considerable d'ambiance, 

pas de doute, si nous ne sommes pas en Europe,

on est vraiment pas loin et Istanbul nous apparait comme

un havre de paix en comparaıson du Caire. Nous decouvrons la vielle

ville et ses maısons en bois coloree quı rappellent Amsterdam ou

Stockholm.

 

Istanbul etant separee, d'elle meme et du reste de la Turquie, a la fois

par le detroit de Bosphore et par la mer de Marmara, il regne une

ambiance toute particuliere entre taxis jaunes, mosquees aux domes

bleu ardoise, ferry sans cesse en mer et cris de mouettes.

La porte de l'Orient aux portes de l'Europe. Vraiment tres sympa.

 

 

La Mosquee bleue :

 

Sainte Sophie :

 

 



Publié à 01:16, le 24 mars 2008, Istanbul
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Peace and Love

Après Le Caire, les pyramides de Giseh et de Saqqara, Louxor,

Alexandrie et notre petit village du Fayoum, nous avons décidé

de finir notre découverte de l'Egypte par la Mer Rouge au

bord du Sinaï. Nous sommes donc parti deux semaines à

Dahab, station balnéaire située dans le Golfe d'Aqaba

(frontière avec la Jordanie) à quelques ramées de l'Arabie

Saoudite. Après huit heures de trajet en 504 familiale,

300 km de désert, 7 ou 8 check points (proximité d'Israël

oblige) et une merveilleuse arrivée entre les montagnes

du Sinaï, nous jetons l'encre de nuit, harrassés, dans notre

petite maison louée pour l'occaz.

 

Nous découvrons Dahab le lendemain matin : comme d'habitude

en Egypte, tout est en travaux, des bouts de chantiers un peu

partout, les rues sont bordées de détritus, les chèvres côtoient

les chats et les chiens errants, les voitures roulent à contre

sens et klaxonnent à tout va.

  

 

Ce foutoir ambulant fini par nous emmener sur le front de mer

et là surprise, surprise ...

Dahab est un ancien village bédouin et nous voilà revenu au

pays des babas beat nick super cool. Tout est coloré, canapés

matelas et coussins sur des bouts de plages pour s'affaler,

pas de voitures, pas de pétrolettes, Peace and Love !

 

 

Bordé par les montagnes du Sinaï qui se précipitent dans la

mer, Dahab est un lieu très prisé pour le diving et le snorkelling

(comprenez plongée bouteille ou tuba). Des spots mondialement

connus comme le Blue Hole ou le Ras Mohamed attirent des

milliers de plongeurs toute l'année. Nous découvrons nous

aussi le fabuleux tapis sous marin et plongeons tous les jours

au milieu des coraux et des poissons jaunes, verts, rouges, bleus.

 

 

 

Ici vous buvez votre turkish coffee en fumant une chicha sur de

confortables matelas à un ou deux mètres de la mer dans une ambiance

détendue et nonchalante. On profite d'un magnifique soleil pour faire

une sortie en mer avant de plonger au LightHouse ou au Eel Garden.

 

 

Voici la devise de Dahab : "Dive now, Work later"

Tout un programme !!!

 

 



Publié à 08:40, le 23 mars 2008, Dahab
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Le Hammam

(clavier arabe ...)

Je decouvre a la veille de notre depart le hammam egyptien au decor et a la fonction

bien different de celui du Maroc. Des bedouins aux nubiens tous les egyptiens ont

une salle de bain, le hammam n est plus un lien social. Il en reste quelques uns au

Caire dans des quartiers populaires, ils resistent au temps et nous offrent les plus

beaux decors. Celui que nous choisissons s ouvre sur un patio defraichi au decor

theatral et aux couleurs surannees. Quelques femmes autour d une table fument

la chicha et nous accueillent chaleureusement. Nous entrons dans une premiere

salle plongee dans la penombre ou nous nous deshabillons. L envie irresistible de

tout photographier me vaudra des cris et la confiscation de mon appareil.

Une deuxieme petite piece offre un bain chaud dans lequel nous nous plongeons

avec plaisir. A force de chahuter, Timothee a bu une gorgee d eau d amibe et de

culture en tout genre avant que je ne l arrache du fond bouillonnant.

 

J accepte ensuite la proposition de gommage d une femme aux formes genereuses.

Allongee a meme le sol, un nouveau sort m etait jete. J oublie l odeur indefinissable

du sol detrempe et m abandonne au va et vient vigoureux du gant de crin, de la tete

aux pieds et des pieds a la tete. Je comprends ensuite que je dois me diriger vers

une autre femme qui m attend au coin de la porte, un sceau a la main, prete a

subir l energique mais indispensable rincage. Nous voila fin propre, embellit,

peaux de peche prete a affronter la pollution du Caire. Sur le depart, on me

propose de faire des photos de cet endroit improbable, fichu au beau milieu d un

quartier industriel.

Un grand merci a Neama pour la decouverte de ce lieu que j ai adore.

 



Publié à 09:25, le 13 mars 2008, Le Caire
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Trier ou crever

  

C'est au Mokatam, au pied de la montagne, que des milliers de personnes se sont

installées pour gagner leur pain en "retraitant" les ordures du Caire. Des dizaines

de pick-up livrent chaque jour des centaines de kilos de poubelles qui vont être

disséquées et triées pour resdescendrent au Caire et être revendues.

  

D' énormes sacs débordant de bouteilles, de tissus, de boîtes de conserve et de

déchets hospitaliers s'entassent au détour des rues, chargées d'une forte odeur.

Ce sont les chiffonniers du Caire, sortis de l'anonymat par Soeur Emmanuelle,

50 000 personnes installées dans des conditions de vie qu'on imagine mal.

Au rez-de-chaussée des immeubles délabrés, ils broient le plastique, découpent

le métal, dissèquent les ordures. Le tri s'effectue même à l'intérieur des logements ...

Tout est revendu à la tonne.

  

Nous avons sillonné les rues de cette "ville", un poil seul au milieu du regard des

autres, peu habitués à voir déambuler une famille au milieu des rues défoncées.

Mais sans animosité aucune, nous avons rencontré des gens souriants et aimables,

nous laissant prendre en photo leur quotidien.

 

 



Publié à 05:51, le 8 février 2008, Le Caire
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Juste pour rire

Après avoir visiter l'ancien palais d'un Prince Mameluck, nous avons appris que le

roi d'Espagne devait effectuer une visite officielle une semaine plus tard dans ce

même Palais.

  

 

Il a donc été décidé de repeindre toutes les façades de la rue que

devait emprunter l'illustre invité. C'est très courant en Egypte : on repeind les

murs pour avoir fière allure ! L'art et la manière mais sans la manière (et même

sans l'art!). Et n'oubliez pas de peindre le nom de la rue, les arbres et les poteaux

électriques !

  

 

Nous avons ensuite mangé un morceau dans un petit resto très

local avec papier journal en guise de nappe et "déchetterie" à domicile, juste

derrière ! Eh oui,  l'Egypte est loin d'être un modèle en matière d'hygiène et de

propreté (et on vous en passe pas mal !).

 



Publié à 10:23, le 4 février 2008, Le Caire
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Alexandrie

 

 

Quelques jours plus tard, nous partons pour Alexandrie, à 200 km au Nord du Caire.

3 heures de train pour nous déposer au milieu de cette grande et belle ville (presque

4 millions d'habitants) mais qui ressemble à un village en comparaison du Caire !

Nous découvrons évidemment le Phare et la Bibliothèque, les deux grands

symboles mythiques de cette ville fondatrice, deux édifices qui n'existent plus en

l'état. Détruit et brûlée, le Phare et la Bibliothèque ont été reconstruit : le premier

au XVème siècle et la seconde en 1992 !

 

 

 

 

 

Nous passons beaucoup de temps dans cette splendide bibliothèque dont la

collection atteint les 8 millions d'ouvrages ! On a pas eu le temps de tout lire ...

Nous déambulons dans les rues toujours très animées, visitons et découvrons

beaucoup de sites archéologiques et de catacombes, Alexandrie étant à la croisée

des cultures grecques et romaines. C'est aussi l'occasion de trainer au bord de

l'eau et de profiter du soleil. Alexandrie, Alexandra, ...

 

 



Publié à 01:33, le 15 janvier 2008, Alexandrie
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Changement de programme, Joyeux Nöel et Bonne Année

L'immobilier a décidé de nous compliquer la vie : notre maison rue St Nicolas

ne se vend pas et le locataire de l'autre maison quitte la location fin février !

Notre budget est donc sérieusement mis à mal et nous devons revoir notre

périple. Dans un premier temps, nous avons donc décidé de rester en Egypte

en janvier et février et avons loué un appart après 14 visites en 2 jours !

C'est donc dans le quartier de Zamaleck que nous passons les fêtes de Noël,

d'abord le 24 au soir chez nos amis Néama et Alain (avec leurs amis italiens,

algériens, espagnols et égyptiens), puis le 25 au matin dans notre nouvel appart.

 

 

 

Nous décidons de retourner à Tounès pour passer le nouvel an et louons une petite

maison dans le centre du village. Nous passons une semaine paisible : Anna et moi

prenons des cours de cheval et Rachel et Luna font un stage de poterie. Bref, dur,

dur les vacances de Noël !

Et nous déroulons jusqu'au 1er janvier 2008, un 1er janvier extra-ordinaire ! Nous

partons en effet passer la journée dans le désert avec notre "famille d'accueil" :

bivouac de quelques heures, déjeuner barbecue sous une tente bédouine et partie

de foot Pichot-Duclos contre Geyer ! En fin d'après-midi, Alain nous emmène

à la chasse aux dents de requins ! Incroyable mais vrai, nous récoltons des

dizaines de dents fossilisées : ça nous change des oursins de St Thib !

 

 

 

 

 



Publié à 10:04, le 9 janvier 2008, Le Caire
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La ville magique

Louxor.

Dix heures de trajet en "sleeping train" nous entrainent vers Louxor où nous arrivons

à 6h du mat, tout englué de sommeil. Nous resterons deux semaines, confortablement

installé dans notre hotel sur la corniche, face au Nil et aux montagnes de la chaine

libyque.

  

Nous sommes très vite époustouflé par cette ville qui réunie des centaines

de milliers d'années d'histoire et de culture. Entre l'est et l'ouest de la ville et séparés

par Monsieur le Nil, les temples de Louxor et Karnak et les tombeaux des nobles,

la Vallée des Rois et la Vallée des Reines. Il faut voir les dizaines de colonnes de

Karnak de plus de 11 mètres de diamètre, le gigantisme du site d'Hatchepsout,

l'immense allée de Sphinxs et l'obélisque orpheline de sa cousine parisienne. Et

de s'emmerveiller devant la beauté des tombeaux et leurs peintures murales.

Souvenirs inoubliables.

 

 

 

 

 

Louxor et ses trésors sont un véritable enchantement et nous sommes 5 gosses à

nous exclamer et à nous exclafer. C'est un rêve pour nos 10 yeux.

Et le Nil est toujours là, séparant les deux rives (l'Est pour les temples et les vivants,

l'Ouest pour les tombes et les morts), inoubliable tant sa proximité avec le

désert le rend abordable. Nous découvrons la felouque, bateau traditionnel à

une seule voile, et parcourons le Nil avec Hassan et Captain Rain, nos "skipper"

adoptés qui nous emmenent à la découverte du Nil et du village nubien d'Hassan.

Rachel nous improvise un bon petit repas sur la felouque et la journée s'écoule ...

 

 

 

Nous traversons donc le Nil et rejoignons le village de Hassan qui nous sert de

guide et nous dévoile l'autre Louxor, au-delà des circuits touristiques, mais tout

aussi éblouissant. Nous rencontrons toute sa famille qui vit dans la même maison,

chaque tribu ayant son étage. Hassan, quant à lui, a déjà construit son

"appartement" qui n'attend plus que femme(s) et enfants.

 

 

 

 



Publié à 09:35, le 5 janvier 2008, Louxor
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Invitation au repos

Nous sympathisons jour après jour avec Alain et sa femme Néama. Leurs enfants,

Jerôme 11 ans et Emma 6 ans, s'entendent à merveille avec nos 3 loulous et nous

nous voyons invité à passer un week-end dans leur maison de campagne toute

fraichement sortie de terre. Nous prenons donc notre taxi préféré, une 504 familiale,

et suivont nos amis pendant 2 heures pour rejoindre Tounès, une oasis de calme

et de verdure, bordée par un lac salé et un desert accueillant. Maisons à

l'architecture locale, jardins suspendus, parfums de jasmin et de roses, tous vous

accueillent à bras ouverts. Ce petit village au milieu de nulle part compte une école

de poterie connue et reconnue crée il y a une dizaine d'année par une suissesse.

Plusieurs artisans potiers talentueux se sont donc installés dans le village; Rachel

en profite pour travailler et modeler pendant quelques heures avec l'aide du prof

local, Mahmoud. Pour ma part, je préfère m'aventurer dans une ballade à cheval

le long du lac avec Néama et Jérôme, deux bons cavaliers que je condamne

à m'attendre!

Tounès est un village languissant aux paysages surréalistes : là où se côtoient

lac salé et désert naissant.

On adore !!

 

 

 

 



Publié à 08:34, le 21 décembre 2007, Fayoum
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Les petits gateaux

C'est ainsi que les grecs ont appellé les pyramides, de pyramis signifiant

petits gateaux. Nous voilà enfin devant ces monstres sacrés, au milieu du

plateau de Gizeh, à quelques kilometres du Caire. Une description du site est

inutile et sans intérêt tant la sensation de puissance et d'immortalité est

omniprésente. La pyramide de Chephren est entourée par celle de Cheops, l'une

des 7 merveilles du monde, et par celle de Mykerinos, respectivement haute de 133 m,

147 m et 66 m. Cheops reste la plus impressionnante, haute de 147 m et large de 230,

elle couvre un volume de 2 521 000 m3. Il a fallu 20 ans et 100 000 ouvriers pour

édifier ce colosse à l'aide de 2 300 000 blocs de calcaire d'un poids moyen de

2,5 tonnes ! Tout ceci est sous bonne garde du célebre Sphinx depuis environ 4500 ans.

Voilà pour les chiffres. Pour la symbolique,  l'éternité due aux Pharaons et l'interêt

renouvelé pour l'au-delà trouvent ici toute leur expression et plus tard,

dans les fabuleux tombeaux de la Vallée des Rois et de la Vallée des Reines.

 

 

 

 

 

 

 



Publié à 10:58, le 18 décembre 2007, Le Caire
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Le musee egyptien

C est un veritable tresor que ce musee egyptien du Caire. 120 000 pieces qui

retracent l historique pharaonique de l Egypte antique. Nous sommes immediatement

 tombes sous le charme de cet art de magnifier le moindre objet comme le plus

mirifique tresor. Comme tout a chacun, nous connaissions les images de ces

sarcophages dores, des ces momies aussi effrayantes que royales, des ces coiffes

 traditionnelles, des ces masques funeraires et autres statuetes, arcs, fauteuils et

lits preparant la vie eternelle dans l au dela du pharaon defunt. Mais croyez moi,

la beaute de ces objets est inimaginable et leur charme est exeptionnel.

Le tresor de Toutenkhamon est d une rare richesse artistique. D une expression

presque joviale et toujours sympathique, les sculptures sont legions et multiples

et cotoient une multitude d objets declares utiles pour la vie eternelle du pharaon.

Tout ceci est d une grande finesse et d un charme incroyable. Je n ai malheureusement

ni photos (interdites dans le musee) ni point d exclamation pour egayer ce texte.

C est un musee a parcourir 100 fois.

 



Publié à 06:55, le 18 décembre 2007, Le Caire
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Copte et Morts

ATTENTION ,

PENDANT QUELQUE TEMPS, LE BLOG EST MIS A JOUR SUR CLAVIER QWERTY ARABE.

VOUS ALLEZ VITE VOUS APERCEVOIR DE LA DIFFERENCE.

Nous avons ete tres bien acceuilli par Alain, notre proprietaire, et nous nous lions

d amitie naturellement. Sur ses conseils, nous partons nous ballader dans le

quartier Copte et dans la cite des Morts.

Les Coptes sont une communeaute chretienne qui fait parti de l identite egyptienne.

Ils sont les inventeurs du monachisme et, dans ce pays musulman qui vit au rythme

de la priere, on est comme depayse de retrouver les reperes culturels chretiens.

Nous deambulons parmi les eglises St Georges et de la Vierge avant de visiter

le magnifique musee Copte dote d importantes collections sur les premiers

chretiens de la Vallee du Nil et d une tres belle museographie (photos interdites

comme dans la plupart des musees egyptiens).

 

Le quartier des Morts dont nous parle Alain nous acceuille d une toute autre facon.

Les problemes de surpopulation au Caire sont tels que les habitants s installent

petit a petit dans les cimetieres. Des vivants chez les morts mais des vivants heureux

au coeur de l au dela si present dans la culture egyptienne. Nous rencontrons deux

gosses qui nous accompagnent fierement tout au long des ruelles defoncees et du

labyrinthe des sepultures. Ils seront nos guides et nos passes partout.

Traditionnellement, les tombes comprennent une ou deux pieces dans lesquelles les

visiteurs des defunts peuvent manger et passer la nuit. Ces sepultures sont donc

devenues des habitations et les cimetieres des faubourgs ou vivent des

centaines de milliers de personnes.

 

 



Publié à 06:35, le 13 décembre 2007, Le Caire
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Bonjour Egypte

Déjà une semaine que nous sommes au Caire! Nous investissons

notre Awama, maison-bateau sur le Nil, qui tangue au grès des

bateaux de pêcheurs et autres "mouches" pour touristes peu curieux.

 

 

 

Le Caire est une tentacule de plus de 20 millions d'habitants!

La vie est dans les rues et les rues downtown sont survoltées.

C'est un concert perpetuel de klaxons, de trompes et de sirènes

venant des bus, des microbus et des taxis innombrables.

Les rues débordent de monde, de  marchands ambulants et

de carrioles se frayant un chemin à travers les files interminables

de voitures. Pas de feux tricolores ni de passages piétons :

vous voulez traverser? Vous arrêter les voitures!

Ce qui nous frappe en premier lieu c'est le bruit. Le bruit

est partout et partout incessant. Moteurs, taxis, bateaux,

mosquées, échoppes, tout est bruyant, y compris les cinq appels

quotidien à la prière qui résonnent de la puissance des

mégaphones. A suivre !!

 



Publié à 05:18, le 2 décembre 2007, Le Caire
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Au revoir Maroc

Nous avons quitter Marrakech pour Casablanca d'où nous

décollons pour Le Caire. 3h de train pour rejoindre Casa

où nous passons deux jours pour visiter la mosquée Hassan II,

le port, la corniche et le centre ville. Rachel vient de partir

pour l'aéroport, la peur au ventre, mais bien décidée à rejoindre

son hôtel du Caire où nous la rejoindrons.

La mosquée Hassan II est un édifice magnifique et monumental

qui a nécessité le travail de 30 000 ouvriers pendant 2 ans. Son

minaret atteint 200 m de haut et c'est la plus grande mosquée

du monde après celle de La Mecque. Son coût ? 500 millions

d'euros! Mystère et complexité des religions qui dépensent sans

compter pour ses cultes, quasimment au pied de la misère et

des bidonvilles. Mystère et boule de gomme !

 

 

Nous garderons du Maroc de magnifiques souvenirs.

Les souvenirs d'un pays chaleureux et accueillant, à la fois encré

dans les traditions et ouvert à la modernité mais englué dans la

pauvreté et tellement dépendant du tourisme. Et tout ce mélange

fonctionne, tout le monde se connait et s'entraide, tout le monde

s'engueule aussi, tout se recycle et rien ne se perd.

Merci à tous ceux qui nous ont permis cette belle histoire.

 



Publié à 03:41, le 23 novembre 2007, Casablanca
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Les tapis de Mohamed

Etonnante boutique que celle de Mohamed. Une minuscule échoppe

où se sont entassés tapis, zelig et couvertures multicolores depuis

des années. Ce vieil homme, qui ne serait plus en âge de travailler

chez nous, est tapi dans ce mystérieux mélange de couleurs et de

matières qui transforme un endroit quelconque en un lieu esthétique.

Mohamed nous a interpellé chaque jour

pour un baiser sur le front de Tim et un

salut aux gazelles. Hier, Rachel a

franchi le seuil de sa porte (virtuelle).

Se déchaussant pour escalader la montagne

de tapis et accéder au centre de la pièce,

le fragile équilibre de l'ensemble s'est

dérobé sous le poids des enfants,

s'affaissant sur le vieil homme. Après

s'être assuréqu'il respirait toujours,

nous nous sommes confondu en

excuses et avons rangé gaiement tous

ce que nous pouvions, jusqu'à presque

toucher le plafond. Et de recréer le fragile équilibre.

Cette étonnante rencontre nous a amené à acheter un joli tapis

qui trouvera certainement sa place dans la chambre de Luna.

Un bon moment dont on se souviendra et un vendeur

centenaire à l'accueil et à la technique de vente incomparable.

  



Publié à 11:25, le 22 novembre 2007, Marrakech
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Vallée de l'Ourika

En traversant les campagnes entre Marrakech et Essaouira, nous

n'avions pu contempler que sécheresse et paysages quasi

désertiques, l'absence de la moindre source d'eau empêchant tout

dévellopement. C'est l'exact opposé à 70km au sud de Marrakech

où nous avons découvert la Vallée de l'Ourika. Trés bien

préservée et absolument magnifique, cette route "fertile" dont les

montagnes sont d'un rouge flamboyant, est le domaine des Berbères.

 

 

Après quelques kilomètres de route et avec Astrid et Hubert qui nous

ont rejoins, nous nous sommes arrêtés visiter une maison berbère où

toute la famille nous a accueilli et offert le thé à la menthe.

Dans cette vallée fertile, l'eau ne manque pas et permet aux familles

de profiter des cultures et des visites touristiques.

 

Le long de notre ballade, nous avons été présenté à des femmes

travaillant en coopérative pour fabriquer de l'huile d'argan. Tour à

tour, les amandes sont cassées, séparées de leur peau, lavées puis

écrasées à l'aide d'une pierre tournante munie d'un manche en bois.

 

Nous avons ensuite roulé tranquillement tout le long de l'Ourika,

croisant des gamins sortant de l'école, des commerçants en quête

de touristes, des vieux paysans et quelques dromadaires sur lesquels

Anna, Luna et Timothée sont grimpés, tous impresionnés et

chavirés lorsque ces "vaisseaux du désert" se sont levés pour

quelques photos.

  

 



Publié à 08:03, le 13 novembre 2007, Ourika
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Majorelle et Badii

Arrêtons de manger et prenons le temps de découvrir deux sites

magnifiques : le Jardin Majorelle et le Palais El Badii.

La romanich (mon frèro pour les non initiés) nous a rejoint pour

quelques jours et nous nous sommes balladés ensembles dans

les jardins de Jacques Majorelle, peintre français qui créa au milieu

des années 1900 les jardins qui portent son nom. C'est un havre

de paix au milieu du tumulte et de la pollution marrakchi : on y

retrouve enfin la verdure qui me manque. Jeux d'eau, cactus,

bambous et palmiers datiers se disputent la vedette dans  une

architecture magnifique. Au milieu se dresse une villa d'un bleu

intense qui impressionne de pureté et de légèreté artistique.

Pas étonnant que ces jardins appartiennent aujourd'hui à la

Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent.

 

 

Le lendemain, nous avons visité le Palais El Badii, où plutôt ce

qu'il en reste. Il s'agit des ruines d'un palais construit entre 1580

et 1600 et dont les murs d'enceintes sont aujourd'hui surmontés

de nids de cigognes aux dimensions impressionnantes. Une fois

encore, nous remarquons la sérénité qui règne dans ces lieux,

en complète opposition avec la folie des artères de la ville ou

des ruelles de la Medina, comme déjà dans les jardins Majorelle,

autour de la Koutoubia ou au Palais de la Bahia. C'est comme

une belle récréation. L'immense Palais El Badii s'est construit

autour d'un bassin interminable entouré d'orangeraies et d'oliviers.

On se retrouve ensuite au milieu d'un dédale de souterrains et

de sombres couloirs où  l'on peut tout imaginer.

 



Publié à 10:40, le 3 novembre 2007, Marrakech
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Fin du Ramadan et invitations

Après trente jours sans manger, boire ni fumer, du lever au

coucher du soleil, c'en est fini de ramadan 2007. Dès le lendemain,

nous avons été invité à déjeuner chez Mouna, la maman de Selma,

une copine de rue des filles. Réunis dans le b'hou (petit salon

extérieur donnant dans le patio) autour du couscous et de

la grand-mère, nous avons appris à manger avec les doigts en

réalisant des boulettes de semoule et de légumes mélangés.

Dommage que je n'ai pas de photo : il fallait nous voir nous

débrouiller comme des manches. On aurait dit des poules qui

avaient trouvé un couteau !

Pour l'occasion, le père de Selma avait revêtu l'habit traditionnel,

les enfants avaient des chaussures et des habits neufs et Mouna

s'était glissée dans une djellaba ornée de pompons.

Deux heures plus tard, il nous a fallu beaucoup de patience pour

regarder une bonne partie de la video de leur mariage !

 

Le lendemain, nous avons été invité dans la famille de Khadidja,

"à la campagne", à 20 km de Marrakech. Une invitation marocaine

signifie que toute la famille vous recoit, les vieux et les jeunes,

 

les cousins, les oncles et les tantes. Nous sommes donc arrivés

au village à 10h pour en repartir à 17h. Nous avons rencontré

une bonne trentaine de membres de la famille! Vous buvez

le thé à la menthe avec chacune d'elle, mangez des petits gateaux

préparés pour l'occasion, des msemen et du café. Une grande

     

ballade pour rejoindre les plantations de l'un des oncles nous a

dévoilée la sécheresse quasi totale des terres de cultures. Seul

un puit profond de 30m, creusé à la pioche et équipé d'un moteur

mercedes de récup, permet une maigre irrigation. Lorsque les

puits ne donnent plus d'eau, les familles sont contraintes

d'adandonner leurs cultures et d'aller travailler à la Medina.

 

 

 

 



Publié à 11:36, le 29 octobre 2007, Marrakech
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Si vous voulez...

acheter un frigidaire

étendre une lessive

boire un verre d'eau

le portable du dentiste

emménager à Marrakech



Publié à 05:42, le 25 octobre 2007, Maroc
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Visite d'une école primaire

Martine et Jacky, les propriétaires du riad, nous avaient présenté une amie,

Khadidja, marocaine "moderne", parlant couramment le français et Responsable

d'une coopérative de femmes travaillant dans l'export de vêtements traditionnels

dans le cadre du commerce équitable. Grâce à elle,

nous avons pu visiter une école primaire de Marrakech

(le seul jour de pluie depuis notre arrivée).

 Après avoir rencontré le directeur, nous avons fait le

tour de chaque classe. Lors de notre entrée dans

chacune d'elle, tous les élèves se lèvent et nous

saluent d'un parfait

"Bonjour".

Nous discutons

avec l'instituteur qui nous

présente systématiquement

le meilleur élève, pas peu fier.

L'école regroupe six cents

élèves, du CP au CM2 (il n'y a pas de maternelle au Maroc). Même si les moyens

sont très limités, le directeur n'a pas manqué de nous présenter la salle multimédia

où chaque enfant apprend à utiliser un ordinateur. Il n'y a pas de connexion internet

mais l'apprentissage de cet outils se fait d'une fa&c