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Après trente jours sans manger, boire ni fumer, du lever au
coucher du soleil, c'en est fini de ramadan 2007. Dès le lendemain,
nous avons été invité à déjeuner chez Mouna, la maman de Selma,
une copine de rue des filles. Réunis dans le b'hou (petit salon
extérieur donnant dans le patio) autour du couscous et de
la grand-mère, nous avons appris à manger avec les doigts en
réalisant des boulettes de semoule et de légumes mélangés.
Dommage que je n'ai pas de photo : il fallait nous voir nous
débrouiller comme des manches. On aurait dit des poules qui
avaient trouvé un couteau !
Pour l'occasion, le père de Selma avait revêtu l'habit traditionnel,
les enfants avaient des chaussures et des habits neufs et Mouna
s'était glissée dans une djellaba ornée de pompons.
Deux heures plus tard, il nous a fallu beaucoup de patience pour
regarder une bonne partie de la video de leur mariage !
Le lendemain, nous avons été invité dans la famille de Khadidja,
"à la campagne", à 20 km de Marrakech. Une invitation marocaine
signifie que toute la famille vous recoit, les vieux et les jeunes,
les cousins, les oncles et les tantes. Nous sommes donc arrivés
au village à 10h pour en repartir à 17h. Nous avons rencontré
une bonne trentaine de membres de la famille! Vous buvez
le thé à la menthe avec chacune d'elle, mangez des petits gateaux
préparés pour l'occasion, des msemen et du café. Une grande
ballade pour rejoindre les plantations de l'un des oncles nous a
dévoilée la sécheresse quasi totale des terres de cultures. Seul
un puit profond de 30m, creusé à la pioche et équipé d'un moteur
mercedes de récup, permet une maigre irrigation. Lorsque les
puits ne donnent plus d'eau, les familles sont contraintes
d'adandonner leurs cultures et d'aller travailler à la Medina.
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