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C'est au Mokatam, au pied de la montagne, que des milliers de personnes se sont
installées pour gagner leur pain en "retraitant" les ordures du Caire. Des dizaines
de pick-up livrent chaque jour des centaines de kilos de poubelles qui vont être
disséquées et triées pour resdescendrent au Caire et être revendues.
D' énormes sacs débordant de bouteilles, de tissus, de boîtes de conserve et de
déchets hospitaliers s'entassent au détour des rues, chargées d'une forte odeur.
Ce sont les chiffonniers du Caire, sortis de l'anonymat par Soeur Emmanuelle,
50 000 personnes installées dans des conditions de vie qu'on imagine mal.
Au rez-de-chaussée des immeubles délabrés, ils broient le plastique, découpent
le métal, dissèquent les ordures. Le tri s'effectue même à l'intérieur des logements ...
Tout est revendu à la tonne.
Nous avons sillonné les rues de cette "ville", un poil seul au milieu du regard des
autres, peu habitués à voir déambuler une famille au milieu des rues défoncées.
Mais sans animosité aucune, nous avons rencontré des gens souriants et aimables,
nous laissant prendre en photo leur quotidien.
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